Chloé Donin
Un blog pour les passionnés de l'Italie...
Apprendre
être entrepreneur

Etudier, mais pour quoi faire ? – Que faire après son diplôme ?

Si vous aussi vous avez des doutes, ne vous inquiétez pas, vous finirez forcément par trouver votre voie ! Cet article retrace en quelque sorte mon parcours scolaire et ce que j’ai entrepris à la suite de mon diplôme. Suite à l’article : Fêter son diplôme en Italie, vous pourrez donc voir où j’en suis après un an d’entrepreneuriat et découvrir pourquoi je suis professeure d’italien indépendante.

La joie d’être une jeune diplômée

Remise de Diplôme Enseignant
Promotion Cervantès Master Meef 2016

Me voici, me voilà, diplômée d’un Master MEEF, du D2E et du C2i niveau enseignante et très fière de l’être !

L’année dernière je finissais tout juste mon année scolaire en Master de l’enseignement, de l’éducation et de la formation spécialité italien. Une sorte de « gros mot » qui définit le Master permettant de devenir enseignante d’italien. 😉

C2i niveau enseignant - Master MEEFCe Master prépare à l’enseignement de l’italien en collège et lycée et donc au Capes d’italien. Cette filière comprend l’étude des programmes scolaires, mais aussi une grande maîtrise de littérature italienne de toutes les époques par l’exercice de la dissertation en langue italienne. Il prépare également au diplôme informatique (C2i), un examen qui porte sur l’utilisation des nouvelles technologies au sein de l’enseignement.

Un Master bien mérité, puisqu’en parallèle de mon Master 2, j’ai tout d’abord suivi un stage professionnel de 2 mois dans le tourisme à Lyon en octobre 2015, puis j’ai fini par intégrer un programme d’étudiant-entrepreneur. Soyez patient, je vous expliquerai un peu plus loin de quoi il s’agit.

Que faire avec son diplôme ?

Les études c’est bien, mais la réalité nous fait parfois retomber sur terre. En arrivant à la fin de nos études, c’est là que l’on commence à prendre conscience que le Master qu’on a tant rêvé d’avoir, ne va peut être pas nous ouvrir toutes les portes que l’on souhaitait. Il est donc important de se poser les bonnes questions et essayer d’anticiper nos projets futurs.

D’autant plus, parce qu’à la fin de notre Master on est plus tout jeune, surtout si on s’est accordé une ou deux années d’études à l’étranger.

que faire après ses étudesÀ 26 ans, c’est l’âge où les parents commencent à se dire : Bon… c’est bien les études et après ? Tu vas faire quoi ?. Ça vous parle ?

Un petit conseil, surtout ne baissez pas les bras ! Chaque chose en son temps. Prenez surtout le temps de regarder autour de vous et expérimentez des choses que vous ne connaissiez pas.

La réalité du Capes d’italien

Concours capesFace à la réalité du Capes d’italien, avec ses 35 places en 2014 et suite à mes différentes expériences dans l’enseignement, j’ai pris conscience que l’éducation nationale, ce n’était pas pour moi. Non pas parce que je n’aimais pas la pédagogie, ni parce que je détestais les élèves, loin de là, mais parce que le système scolaire dans lequel j’avais grandi et évolué m’étouffait littéralement.

Se réorienter, mais pour faire quoi ?

faire ses devoirsGrâce au Scuio et à mon super conseiller d’orientation et chargé d’insertion professionnelle à Lyon III alias M. Varvier, j’ai donc décidé de tenter l’expérience du tourisme…

Suite à un stage professionnel avec Cybèle, visites insolites à Lyon, je me suis aperçue que ce n’était pas pour moi. Je n’ai pas du tout accroché, l’aspect pédagogique n’était pas assez présent à mon goût. Bilan des courses, je me suis dit : j’aime enseigner mais comment enseigner hors du système scolaire ?

Programme Beelys et D2E

Face à cette situation, M. Varvier m’a fait découvrir et m’a orienté vers l’incubateur de Lyon III. A partir de là, vous pouvez intégrer sur dossier et entretien, le statut d’étudiant-entrepreneur. Celui-ci vous permet de pouvoir gérer la création d’un projet et vos études mais également de pouvoir suivre des conférences sur des thèmes de l’entrepreneuriat. Si vous le désirez et après la validation de votre statut, vous pouvez suivre un programme appelé le D2E (Diplôme Etudiant Entrepreneur). Ce programme permet de vous accompagner de plus près dans votre projet, puisqu’il donne accès à des cours tous les samedis et l’aide de 2 mentors : un professionnel et un académique. J’ai donc intégré, en parallèle de mon Master, ce cursus et diplôme pour monter un projet d’apprentissage de l’italien de façon pratique et utile pour le quotidien. En somme, un apprentissage pratique de la langue italienne.

En effet, au cours de mes études, j’ai eu parfois des doutes quant à mon cursus scolaire et à mon futur métier, mais ce sur quoi je n’ai jamais eu de doutes c’est que j’aime la gastronomie, l’Italie, apprendre l’italien, et partager mes connaissances avec autrui. De ce fait, j’ai eu envie de me lancer dans l’expérience de l’entrepreneuriat en vivant ma passion à 100%, selon mes critères et ma vision pédagogique.

L’aventure d’être une jeune entrepreneuse

l'iceberg du succès

Être entrepreneur c’est quoi ?

autoentrepreneur

Un entrepreneur est une personne qui doit savoir gérer son temps de travail et son temps personnel. Il doit donc savoir répartir ses tâches et définir des objectifs précis, tout en se fixant des dates butoirs de réalisation. Il faut aussi savoir gérer un budget afin de répartir correctement les dépenses nécessaires et celles qui sont secondaires. Ce type de statut demande beaucoup de rigueur mais aussi beaucoup de culot, car c’est cela qui permet de se créer des opportunités.

En effet, être entrepreneur est un choix personnel qui angoisse de nombreuses personnes. On peut alors se poser la question : pourquoi le devenir ? Qui aurait envie de se serrer la ceinture et de faire des sacrifices pendant des mois, voir des années ; puisque sans argent pas de plaisirs, pas de voyages… bref une situation professionnelle qui ne fait pas rêver de premier abord. Le fait de ne pas avoir de cadre de travail donné et d’être livré à soi-même peut également faire peur.

Voilà quelques conseils pour bien réussir son entrepreneuriat :

– Etre curieux

être curieuxDans ce métier, la curiosité est essentielle. C’est ce qui va vous donner des ailes, vous permettra d’être toujours plus autonome. Si vous ne connaissez rien à un domaine, alors fouillez dans cette direction. Cela vous permettra déjà de ne pas vous faire arnaquer par des experts, puis de comprendre ce que cela peut apporter à votre activité.

– Ne pas avoir peur de l’échec

Tout au long de notre vie, on angoisse de voir échouer un projet, de se voir échouer à un examen… une situation générée par le système qui nous sanctionne et conditionne en permanence selon des critères fixes et académiques. Ce qui est complètement stupide, puisque l’échec premièrement permet de rebondir et deuxièmement cela veut dire que vous n’avez pas respecté les règles et/ou que vous sortez d’un cadre académique. Cela ne veut donc aucunement dire que vous n’avez aucune compétence, loin de là.

être entrepreneurL’important dans tout cela, ce n’est pas de réussir ou non, mais de comprendre où l’on va et pourquoi. Ce qui me plait dans l’entrepreneuriat, c’est que je me fixe mon propre cadre de travail et de réussite, avec mes propres attentes professionnelles mais aussi personnelles.

D’ailleurs le mot « réussir » est très subjectif, pour vous la réussite peut être sur le plan financier, pour d’autres ce sera l’accomplissement de soi… Le plus difficile sera de vous fixer des objectifs et des deadlines (dates à ne pas dépasser) et surtout de cadrer votre projet.

Pour conclure, voyez l’entrepreneuriat comme une CHANCE de découvrir un monde professionnel que vous ne connaissiez pas et de gagner en expérience.

– Planifiez votre travail et votre temps libre

Être son propre patron est une liberté qui se paie, d’où l’idée de ne pas avoir peur de l’échec. Si vous avez la possibilité de gérer votre planning comme vous le sentez, il faudra cependant savoir vous fixer des objectifs à respecter.

client mécontentPersonne ne vous dira que ce que vous avez fait est bien ou non, personne ne sera derrière vous pour vous dire ce que vous devez faire ou non…

Mais n’oubliez jamais que vos clients, eux, vous feront savoir, si vous n’êtes pas assez rigoureux, et que s’ils vous le font savoir, c’est qu’il est déjà trop tard et que vous risquez de perdre énormément en crédibilité. Dans le monde entrepreneurial, on dit que 1 client mécontent le dit à 10 personnes., n’oubliez jamais cela !

– Ne pas avoir peur de rencontrer du monde

afterworkAvoir la tchatche peut être un grand atout. C’est cela qui va vous permettre de déclencher des opportunités à long ou court terme.

Pour cela il va falloir vous rendre à de nombreux after-work, parler de vos idées et de vos projets à votre entourage et à chaque fois que vous en aurez l’occasion. Si vous en avez marre d’expliquer votre projet, si vous en êtes à ce niveau là, c’est bon signe. Sauf bien entendu, si vous vous êtes lassés de votre projet.

Pourquoi faire cet exercice ? Parce que le bouche à oreille reste la première et meilleure publicité pour votre petite entreprise. Le vrai plus de cela, c’est aussi et surtout les retours que vous pourrez avoir sur votre projet et sur la cohérence de ce dernier. Les points négatifs ne seront que positifs pour vous, c’est ceux-là qui vous ferons rebondir et permettrons de vous améliorer. Comme on nous l’a appris au D2E : Entourez-vous surtout de personnes qui ne sont pas encore convaincus par votre projet ! 

3 raisons d’être professeure d’italien indépendante

3 raisons pour lesquelles je me suis lancée dans l’aventure d’entrepreneur et de professeure d’italien indépendante.

Vivre sa passion et s’épanouir

On étudie souvent afin d’avoir un travail qui nous permet de vivre, mais aujourd’hui beaucoup de jeunes remettent cet aspect là en question. Peut être que si aujourd’hui, faire un métier pour vivre n’est plus une priorité pour ceux de ma génération, c’est aussi et surtout parce que le concept de la retraite est utopique. Non pas que l’argent ne soit pas important, loin de là, mais disons que l’épanouissement passe avant. Si on travaille toute notre vie, autant mener une carrière dans un domaine qui nous passionne. Je pense aussi que de nombreuses personnes de ma génération ont envie de renouveau et envie de devenir quelqu’un, sortir de l’ombre, comme on dit.

souffrance-au-travailLe fait est, aussi, que de voir des proches de mon entourage qui ont souffert de leur cadre de travail, parce qu’ils étaient contraints d’aller à l’encontre de leurs idées et de leurs envies, ne me donne pas envie de suivre ce parcours là. Je crois également que l’épanouissement dans son travail est primordial pour avoir de meilleurs résultats.

De plus, si je me suis lancée dans cette aventure c’est aussi et surtout parce que le nombre de place au Capes aujourd’hui est de 28 postes pour environ 1 000 inscrits… Mettre 10 ans pour avoir un concours et devoir quitter ma famille et mes proches pour aller dans des écoles à l’autre bout de la France… c’est une réalité que je n’ai pas envie de vivre.

Je dois dire que les débuts sont intensifs, il faut être un peu partout en même temps. Petit à petit l’édifice se construit, il faut poser pierre après pierre sans trop regarder sur le long terme. Il faut juste se poser des jalons qui vous semblent réalisables dans un temps cohérent. Aujourd’hui je peux dire que mon édifice à de bonnes bases solides, j’ai de nombreux partenaires avec qui je travaille régulièrement et j’ai des élèves réguliers avec qui je prends beaucoup de plaisir à former en italien.

Être son propre patron et avoir une liberté dans ses choix de travail

Cours d'italien en ligneSi j’aime être mon propre patron, c’est parce que j’aime être polyvalente dans mon travail et découvrir par moi-même des opportunités de travail. Je suis quelqu’un de très curieux et j’aime devoir aller chercher les informations qu’il me manque pour bien réussir mon activité, je suis aussi très sociable et c’est aussi ce qui me permet d’être épanouie.

Tout comme Sartres le pensait, je crois réellement que la Liberté se fait par la nécessité de faire des choix. Je peux choisir de travailler pour telle entreprise ou non, et cela selon des critères précis que je me suis prédéfinie au début de mon activité. Faire mes propres choix est primordiale et c’est d’ailleurs ce qui m’aide à être efficace dans mon travail ! D’ailleurs si vous voulez des conseils à ce sujet je vous suggère de regarder la vidéo ci-dessous de MC Paccard, designeuse et graphiste.

Ne pas avoir de routine et découvrir de nouvelles choses

explorer le monde qui vous entourePour ma part, cela m’a appris à devoir gérer pleins de secteurs inconnus encore il y a un an. J’ai pu découvrir le monde du web et apprendre énormément en SEO (référencement web), en communication, en blogging, et dans tant d’autres domaines. En sortant d’un parcours très littéraire, j’avais envie de découvrir le monde entrepreneurial avant de me lancer dans l’expérience de la microentreprise.  Avant tout, par curiosité, mais aussi parce que je trouvais cela nécessaire de bien comprendre dans quelle aventure je me lançais.

Ma petite entreprise

Et vous ?

QU’entreprendrez-vous à la fin de vos études ?

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