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Chloé Donin
Un blog pour les passionnés de l'Italie...
Anecdotes
syracuse

L’impact qu’a eu l’italien dans ma vie

Cet article a été réalisé dans le cadre de l’événement « Des blogs et des langues », cette 6 ème édition porte sur le thème : Ce que l’apprentissage de [langue(s)] m’a apporté. Retrouvez tous les autres blogueurs ayant partagé leur point de vue sur le blog de Pierre Blanchon en cliquant sur  Le Monde des Langues.


Un voyage en Sicile

L’opportunité de ma vie

La découverte de l’italien

Voyage Sicile

Mon intérêt pour l’Italie à commencé à 7 ans, nous venions de déménager dans une autre région et par chance dans cette école, un jumelage était organisé chaque année en Sicile. En quelque sorte c’est l’italien qui est venu à moi et non l’inverse. Avant cela, je ne connaissais pas du tout l’italien, bien que mon grand-père soit polyglotte et sache baragouiner quelques mots dans cette langue.

Lorsque  chaque année les correspondants arrivaient dans notre école, j’avais une envie folle d’échanger avec eux. Mais pour que je puisse communiquer avec les correspondants, il fallait savoir parler italien et c’est d’ailleurs ma mère qui m’a appris mes premiers mots. Elle avait étudié cette langue au lycée, un peu par hasard elle aussi, et de ce fait elle m’a appris quelques phrases bateaux, comme vuoi giocare con me ? (veux-tu jouer avec moi ?) et que je n’ai d’ailleurs jamais utilisées. 

Une rencontre inoubliable

Mon amour pour la langue italienne a débuté à l’âge de 9 ans, lorsque le voyage s’est finalement concrétisé pour moi après 3 ans d’attente, puisque l’échange s’effectuait en classe de CM2 et que je suis née en fin d’année. J’ai eu la chance d’avoir deux correspondantes adorables, Adriana et Chiara et croyez-moi si vous le voulez, mais nous sommes encore en contact même 20 ans après… comme quoi tout est possible ! Je crois réellement que cette amitié a changé radicalement ma vie et ma vision sur ce pays.

Je garde d’ailleurs de très bons souvenirs de leur venue en France, même ma mère qui n’avait pas pratiqué l’italien pendant des années, s’est mise à échanger avec elles instinctivement. Cela a d’ailleurs, sûrement joué un rôle dans nos liens d’amitié, comme quoi le hasard fait bien les choses.

L’ouverture à d’autres cultures

ouverture d'esprit

Mes premiers pas au pays de la Dolce Vita

Au-delà de la langue qui me plaisait énormément, ce séjour m’a transportée. Je garde encore un merveilleux souvenir des bons petits plats que ma famille d’accueil me cuisinait, mais aussi de la générosité des parents de ma correspondante, qui auraient tout fait pour que je me sente à l’aise.

Je dois dire que les italiens ont vraiment le sens de l’accueil, ils sont prêts à vous laisser leur lit (ce qui est d’ailleurs une tradition réelle en Italie), leur salle de bain la plus belle juste pour vous (s’ils en ont deux), passer des heures derrière les fourneaux et vous les pieds sous la table, parce que  l’invité ne touche à rien !, afin que vous vous sentiez comme chez vous.

Je ne parle pas du départ qui est toujours terrible, car à la fin du séjour vous n’êtes plus un hôte mais on vous a adopté, et vous faites partie intégrante de la famille !

Je trouve aussi que c’est un pays où l’on prend beaucoup plus le temps de vivre, de profiter des uns et des autres. Les italiens aiment sortir, se balader dans la ville dès qu’ils le peuvent… ce n’est pas pour rien qu’on appelle ce pays La Dolce Vita.

Un pays riche de culture

Nous sommes donc restés une bonne semaine en Sicile, mais nous avons aussi eu l’opportunité de visiter Rome et Pise sur le chemin du retour en France. Comment ne pas tomber amoureux de l’art et de l’Histoire italienne avec un grand H…  Rome est une ville magique, pleine de surprises et riche de culture, le tout dans une ambiance que j’aime tout particulièrement.

Avec du recul, je crois que l’ouverture à d’autres cultures est vraiment important et cela dès notre tendre enfance, on en ressort plus épanoui et riche.

Un destin tout tracé

Qui suis-je ? Où vais-je ?

Herculanum

En conclusion, on ne peut que revenir avec des étoiles plein les yeux après un voyage comme cela, même à 9 ans. Je crois que ce périple m’a ouvert les yeux sur qui je suis et d’où je viens, nous sommes tous différents, et c’est cela qui rend chaque expérience extraordinaire. Imaginez-vous un monde où l’on parlerait tous la même langue, avec la même culture, ça vous plairait ? Moi, absolument pas !

 

Le retour

En rentrant, et après deux semaines passées sur place,  j’étais capable de tenir une conversation en italien au téléphone avec ma correspondante…et sans même utiliser les gestes pour me faire comprendre, à l’époque Skype n’existait pas ! On ne revient pas bilingue, je vous l’accorde mais sans même un cours de grammaire avant de partir, c’est déjà un bel exploit.

Quand on est petit on apprend tellement vite, nous sommes de vrais éponges, puis le manque de pratique m’a fait perdre tout mes acquis. Il m’a fallu attendre le collège, avant de pouvoir réécrire des lettres avec une réelle facilité, mais j’ai longtemps eu l’aide de ma mère pour écrire de petites lettres à ma correspondante. C’est cela qui nous a permis de ne jamais perdre le contact.

En plus d’avoir découvert un pays, une culture, j’ai appris à dire quelques phrases dans une langue magnifique, en moins de 2 semaines et c’est cela qui m’a donné envie d’aller plus loin encore.

Un objectif

Faire d’une passion son métier

Encarta Atlas

Une passion pour les langues

Petite je m’amusais également beaucoup, grâce au CD Rom Encarta Altas, à apprendre les langues du monde entier, le turc, le polonais, le portugais, le russe, l’arabe…  (si vous êtes nostalgique je vous mets un lien pour télécharger la version 97 Encarta Altas sur votre pc ) mais j’aimais aussi et déjà enseigner toutes sortes de choses aux plus jeunes que moi. Il faut dire que mes origines et mon entourage ont quelque peu influencé cela. Il y avait beaucoup de personnes polyglottes autour de moi, et j’ai toujours vu cela comme une force que d’être bilingue.

L’élément déclencheur

Cette opportunité a donc été un élément déclencheur, c’est alors que je me suis dit : Et pourquoi pas devenir professeur d’italien ? C’est pourquoi après l’école primaire je suis allée dans un collège où l’on pouvait apprendre l’italien et ainsi de suite dans l’optique de le devenir un jour.

Tu feras quoi, quand tu seras plus grand(e)

quel métier faire

L’italien ou la force qui est en moi !

Depuis la fin de l’école primaire, j’ai construit tout mon parcours scolaire sur le rêve de transmettre la langue de Dante, et cela ne m’a jamais quittée. Je dois dire que ce rêve est devenu une vraie force, quand je regardais autour de moi, la plupart de mes amis ne savaient pas ce qu’ils feraient plus tard comme métier, mais moi oui.

L’orientation, le supplice des lycéens

C’est tellement plus simple de faire des projets et de se projeter dans l’avenir lorsqu’on a un objectif précis. Pour devenir professeur il n’y avait pas 15 000 chemins : filière littéraire, université et concours du Capes, alors que mes amis eux, ne savaient déjà pas quelles études ils voulaient faire. De ce fait, ils se sont posés beaucoup plus de questions que moi, comme Que choisir comme filière ?, Où aller après le lycée ?… et parfois même sans grandes convictions pour certains, ils ont dû choisir leur orientation alors que la mienne était déjà tracée depuis longtemps.

Des voyages, une expatriation et des rencontres

Voyages scolaires

Naples centre historique

De la Campanie au Latium

Lorsqu’on étudie une langue, dans le cadre scolaire, on peut être amené à passer quelques jours dans le pays ou à faire des échanges linguistiques, et c’est vraiment top ! Entre collège et lycée, je n’ai jamais eu la chance de partir dans le cadre de l’italien, pour des raisons diverses et variées. En revanche j’ai eu l’occasion de partir en Italie grâce au latin, belle excursion où nous avons pu visité Rome, Pompéi et Capri. Ce qui était encore plus chouette, c’était de pouvoir parler la langue du pays que nous visitions, ce qui n’était pas le cas de beaucoup d’entre nous. Le fait de pouvoir communiquer avec les autochtones donne une tout autre dimension, j’en suis convaincue.

De la Sicile au Latium

Si tous les chemins mènent à Rome, ils mènent aussi en Sicile. Pendant mon cursus universitaire, j’ai eu l’opportunité de faire un come back en Sicile pendant 2 semaines dans le but d’en faire le tour et de revoir la Città eterna et Napoli, une ville encore à l’allure médiévale. Je dois dire que j’appréhendais un peu de retourner en Sicile, peur que cette île ne soit pas à la hauteur de mes souvenirs, cette région où je rêvais de retourner depuis des années. Mais mes impressions de petite fille étaient les mêmes 11 ans après, et mes yeux pétillent encore à chaque fois que je repense à cet endroit paradisiaque. J’ai vécu ce dernier un peu comme « la boucle est bouclée », comme si la source de mes envies n’était pas seulement un rêve mais quelque chose de bien réelle. Cet endroit m’avait donné envie d’apprendre la langue et j’y retournais justement à la fin de ma Licence LLCEDestin ou hasard ?

Projet d’expatriation

Enseigner une langue

rencontres inoubliables

A présent, la Licence en poche il me fallait mettre mon plan en action. Lorsque l’on veut enseigner, il faut tout de suite envisager  une expatriation temporaire. Je crois réellement qu’une personne qui transmet une langue après avoir vécu dans le pays, à moins d’être natif, sera bien meilleure qu’une personne qui se lance dans l’enseignement tout de suite après ses études. Les études de langue (LLCE) apportent une réelle connaissance de l’histoire, de l’histoire de l’art, du cinéma, de la grammaire pure… mais il y a un gouffre énorme entre ce qu’on apprend à l’école et ce que l’on apprend en immersion. Voilà  encore un impact qu’a eu l’italien dans ma vie, l’assistanat.

N’avez-vous jamais eu un professeur de langue qui parlait comme une vache espagnole ?  Les professeurs qui vous racontaient pleins d’anecdotes sur leurs expéditions à l’étranger n’étaient-ils pas les meilleurs ?

Les voyages forment la jeunesse

On entend souvent dire : les voyages forment la jeunesse, je dois dire que je suis totalement d’accord avec cette  expression. En effet, je n’ai jamais autant appris qu’en étant en immersion, après ma Licence. Vivre en Italie a été une expérience magnifique et formatrice. J’ai appris à vivre autrement, à prendre les choses avec plus de recul

Si je n’avais pas eu comme objectif de devenir enseignante d’italien, je ne crois pas que j’aurais eu le courage de partir loin de ma famille et de mes amis pendant autant de temps. J’aurais alors perdu une belle opportunité.

Rencontres Erasmus

rencontres erasmus

Destination Andalousie

Au cours de mon expatriation, j’ai eu la chance de pouvoir rejoindre mon meilleur ami en Andalousie. Là, dans le cadre de ses études et d’Erasmus, il s’était noué d’amitié avec beaucoup d’autres étudiants de tout horizon, je garde un super souvenir de ces nouvelles rencontres.

Soirées Erasmus

Au cours de mon court séjour, en plus de visiter Séville et Huelva, nous sommes allés faire un tour dans le sud du Portugal avec ses amis grecs, français et italiens. De ce fait, j’ai eu l’opportunité de parler espagnol (et oui il fallait bien commander à boire et des tapas dans les bars !), anglais, italien et français, une situation plus qu’enrichissante. A la fin, je répondais en anglais à mon meilleur ami, alors que 5 minutes avant je parlais en italien et tout cela en Espagne. L’un des plus beau moment jamais vécu et une fois de plus, parler plusieurs langues s’est révélé être est une vraie force.

Une passion qui se transforme en métier

Un métier de rêve

Parce que la vie en freelance c’est vraiment trop dur ! #liberte #travail #freelance #auvergne #plaisir #lovemyjob

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Un rêve qui devient réalité

Le rêve de mon enfance, avec beaucoup de persévérance, a pu voir le jour et se réaliser. Il s’est passé plusieurs étapes avant qu’il ne devienne concret. Après avoir douté plusieurs fois, et tenter de me réorienter dans le tourisme, j’ai finalement décidé de concrétiser mon rêve en créant ma propre structure, une école d’italien.

Je me suis souvent demandée si ma volonté de devenir enseignante était suffisante pour bien transmettre ma passion. Nous ne sommes pas tous pédagogues et avant mon assistanat en Italie, je me posais beaucoup de questions. Face au concours du Capes, je me suis aussi remise en question.  Celui qui ne doute pas, n’est pas humain ! Mais ce qui m’a toujours fait tenir, c’est d’avoir un rêve et de superbes souvenirs.

Être européen

Je me suis toujours dit que l’apprentissage des langues serait un atout au sein de l’Union Européenne. D’autre part l’homme est un animal curieux, nous avons toujours envie d’apprendre de nouvelles choses. De ce fait, même si la langue de Dante n’est pas toujours mise en valeur à juste titre, je ne regrette en aucun cas d’avoir choisis l’italien en LV2 et d’en avoir fait mon métier.

Une collaboration avec des blogueurs

Mes premiers pas vers le blogging

collaboration blogueurs

Mon amour pour ce pays m’a finalement poussée vers un domaine que je ne connaissais pas bien : le blogging. Devenir blogueur demande du temps et de la patience, mais c’est une activité très enrichissante. Cela permet de partager son vécu et ses connaissances, le tout en prenant du plaisir.

Le grand point positif du blogging, c’est qu’il amène de belles collaborations. Même en travaillant de chez soi, on est amené à rencontrer des personnes qui ont la même passion que nous, aujourd’hui, ce carnaval d’articles en est la preuve incarnée. 

La curiosité n’est pas un vilain défaut

Ecrire sur l’Italie demande de toujours trouver de nouveaux sujets, ce qui stimule la recherche, la curiosité du professeur que je suis. Apprendre une langue demande aussi d’être ouvert d’esprit et de s’ouvrir aux autres. Apprendre une langue peut donc être un bon moyen de travailler sur sa timidité.

Des opportunités de travail

 

Face aux grandes entreprises, qui suis-je ?

Être professeure indépendante m’a ouvert de nouvelles portes, des expériences de travail que je n’aurai jamais imaginé. Actuellement je travaille avec Digischool et je travaille également avec une autre entreprise SpeakPlus. J’ai  même eu l’occasion d’écrire pour le e-magazine VousNousIls sur le thème des épreuves du Baccalauréat d’italien.

Ce qu’on ne vous dit pas pendant vos études de langues

Aujourd’hui, parler plusieurs langues est une compétence très recherchée par les entreprises, cependant il ne faut pas oublier qu’elles doivent rester un moyen de communication et un moyen de transmettre des informations sur des sujets précis. Autrement dit, lorsque vous apprenez des langues ne perdez jamais à l’esprit que d’avoir des connaissances dans un autre domaine est aussi très important. Par exemple si vous êtes un très bon scientifique, parler cette langue peut être s’avérer très utile pour discuter avec d’autres chercheurs italiens.

Pour conclure avec cette sixième édition, je dois dire qu’ apprendre l’italien m’a apporté beaucoup de bonheur. J’ai pu grâce à cela voyager, créer de nombreux liens d’amitié et surtout faire un métier qui me plait avec des conditions de travail qui me correspondent. Le reste n’est que du bonus !

Retrouvez l’article résumé de Pierre, ainsi que les autres avis des blogueurs sur cette même thématique =>

Ce que l’apprentissage de [langue(s)] m’a apporté

 

N’ayant pas participer au carnaval précédent : retrouvez la Quatrième édition

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